Cahier des charges pour site internet : trame et guide pratique
Guide détaillé pour rédiger un cahier des charges de site internet : rôle du document, structure à remplir, ressources téléchargeables, exemples et FAQ pour…

Ce guide détaille une trame pratique pour rédiger un cahier des charges de site internet destiné aux porteurs de projet, agences et freelances. Il rappelle le rôle du document, propose une structure prête à remplir et liste les ressources utiles à la rédaction.
Sommaire
Pourquoi rédiger un cahier des charges ?
Le cahier des charges organise le projet. Il fixe les objectifs, clarifie le périmètre et sert de référence pendant toute la réalisation. Il facilite la comparaison des devis et réduit les aller‑retours entre commanditaire et prestataire.
Rédiger le document en amont limite les risques de glissement des périmètres. Sans repères écrits, les spécifications évoluent de façon imprévisible et provoquent des retards ou des coûts supplémentaires. Le CdC sert aussi à formaliser les livrables attendus et les critères de recette.
Le cahier des charges s’utilise à différentes étapes du cycle projet : lancement d’un site vitrine, création d’un e‑commerce, refonte ou migration. Selon le contexte, certaines rubriques seront plus détaillées que d’autres. Le document peut aussi servir de base à un appel d’offres.
À qui s’adresse ce modèle ?
Ce modèle cible prioritairement les porteurs de projet web : TPE, PME, travailleurs indépendants et chefs de projet marketing qui doivent préciser leurs besoins avant de solliciter un prestataire. Il s’adresse aussi aux chefs de projet en agence et aux freelances qui veulent une trame formelle à proposer au client.
Avant de remplir le cahier des charges, réunissez les éléments suivants : brief interne, décisionnaires et personnes‑ressource, contenus existants (textes, images, assets), accès aux analytics si disponibles. Plus l’entrée de données est complète, plus le CdC sera utile et actionnable.
Le document peut être adapté selon la complexité du projet : une trame courte pour un petit site vitrine ; une trame complète pour un projet e‑commerce ou une refonte lourde. La section « critères de sélection prestataire » aide à cadrer la consultation.
Présentation du projet et du commanditaire
Indiquer l’intitulé du projet, le nom du commanditaire, la personne de contact et son rôle. Décrire brièvement le contexte : présence en ligne actuelle, marque, positionnement et périmètre attendu du nouveau site. Préciser le public visé et les marchés concernés.
Objectifs mesurables du site
Définir les objectifs principaux et secondaires. Exemples d’axes : génération de contacts via formulaires, ventes, notoriété ou information. Toujours lier les objectifs à des indicateurs mesurables et à vos propres outils d’analytics : inscrivez ici les KPI que vous pourrez suivre via vos données internes.
pour représenter visuellement les KPI à renseigner par l’équipe projet.
Cible et personas
Rédiger des fiches courtes pour les personas prioritaires. Pour chaque persona, décrire les caractéristiques clés, les besoins, les objections et les parcours prioritaires sur le site. Ces éléments guideront l’arborescence, les contenus et les scénarios de conversion.
Contenus & arborescence (plan de site)
Présenter la structure de navigation : pages principales, pages secondaires, templates nécessaires (page d’accueil, pages métier, fiches produit, blog, CGV). Pour chaque template, préciser le type de contenu attendu (texte, galeries, documents téléchargeables) et les règles éditoriales : ton, voix, éléments à conserver pour le SEO.
Fonctionnalités (cahier des charges fonctionnel)
Lister les fonctionnalités attendues en priorisant par catégories Must / Should / Could / Won’t. Inclure les intégrations nécessaires (CRM, solution de paiement, API). Pour chaque fonctionnalité, fournir des critères d’acceptation clairs : ce qui caractérise une livraison conforme.
peut être utilisé pour visualiser la priorisation et la roadmap fonctionnelle.
Contraintes techniques & hébergement
Décrire les contraintes techniques connues : compatibilité navigateurs, exigences de sécurité, politique de sauvegarde, certificats SSL et obligations RGPD. Indiquer les préférences techniques éventuelles (type d’hébergement, niveau de SLA attendu) sans chiffrer les coûts.
Référencement & performance
Définir les exigences SEO on‑page minimales : balises, sitemap, robots.txt, données structurées. Préciser les attentes de performance : indicateurs de vitesse à mesurer via vos outils, règles d’optimisation d’images et politique de cache. Prévoir une checklist technique SEO distincte pour la recette.
Accessibilité & conformité
Préciser le niveau d’accessibilité visé si applicable et lister les obligations légales à respecter : mentions légales, gestion des cookies и politique RGPD. Rappeler que la conformité juridique doit être vérifiée par un professionnel compétent.
Planning & jalons de livraison
Indiquer les jalons clefs attendus : lancement, maquettes, développement, recette, mise en production. Décrire la méthode projet envisagée (ex. Agile ou cycle en V) et les livrables associés à chaque jalon. Tout délai chiffré doit être validé et sourcé par le commanditaire.
Critères de réception / recette
Définir les tests d’acceptation : tests fonctionnels, tests de non‑régression, tests de performance et critères de gravité pour les anomalies (blocking/non‑blocking). Préciser la procédure de levée des réserves et la validation finale avant mise en production.
Maintenance & garanties
Décrire le périmètre attendu de la maintenance : mises à jour de sécurité, correctifs, procédures de support et modalités de reporting. Indiquer la durée contractuelle souhaitée si applicable, sans afficher d’estimation budgétaire.
Budget & modalités financières (cadre)
Définir les postes à renseigner dans le dossier financier : répartition des postes, mode de facturation, conditions d’acompte et modalités de facturation. Ne pas inclure d’estimations chiffrées dans ce document sans source datée.
Choix du prestataire — critères de sélection
Lister les critères à évaluer lors d’une consultation : références, méthodologie projet, composition de l’équipe, planning proposé et SLA proposés. Ajouter une série de questions types à poser aux agences et aux freelances pour comparer leurs réponses.
Modèles & ressources téléchargeables
Privilégier deux modèles minimum : une trame courte (1 page) et une trame complète (10 rubriques).
Privilégier deux modèles minimum : une trame courte (1 page) et une trame complète (10 rubriques). Fournir également une checklist de recette et un modèle d’appel d’offres. Chaque fichier devra indiquer sa date de mise à jour et son format (.docx / .pdf).
Pour l’intégration des ressources, assurer la vérification des licences des fichiers et la présence d’une date de mise à jour visible dans chaque document.
Exemples pratiques
Présenter trois courtes études de cas synthétiques : un site vitrine, un site e‑commerce et une refonte. Pour chaque cas, lister les priorités fonctionnelles et les rubriques du CdC à détailler en priorité. Ne pas citer de clients réels ni de verbatim non vérifié.
Pour un site vitrine, prioriser la présentation de l’offre, les pages institutionnelles et la conversion via formulaires. Pour un e‑commerce, détailler fiche produit, tunnel de commande et intégration paiement. Pour une refonte, insister sur audit des contenus, redirection d’URL et recette SEO.
FAQ & questions annexes
Qui rédige le cahier des charges ?
Le commanditaire rédige le document, éventuellement aidé par un consultant ou un chef de projet. Quel niveau de détail faut‑il ? Adaptez le niveau au périmètre : plus le projet est complexe, plus le détail des fonctionnalités et des critères de recette doit être précis.
Faut‑il un budget avant d’écrire ?
Avoir une fourchette budgétaire aide à définir le périmètre, mais ce guide ne publie aucune estimation chiffrée sans source datée. Quelle méthode pour la recette ? Définir des tests automatisés et manuels, puis formaliser la liste des anomalies et leur gravité.

Rédactrice spécialisée · outils numériques, IA, no-code
Chloé Dufour teste les outils du quotidien des pros du numérique : logiciels de design, no-code, IA générative, sécurité. Elle croise plusieurs sources et date chaque chiffre avant publication.




